Le complément d’objet est un élément grammatical qui se rattache directement au verbe d’une phrase pour préciser l’être ou la chose sur laquelle porte l’action. Cet article explore les différentes formes de compléments d’objet, leur identification et leur rôle dans la structure de la phrase, tout en distinguant les nuances entre complément d’objet direct, indirect et second.
Reconnaître le complément d’objet
Le complément d’objet dépend du verbe de la proposition. Il sert à désigner l’être ou la chose sur laquelle porte l’action exprimée par le verbe.
La direction organisera une rencontre dans une semaine.
- on peut déplacer dans une semaine et dire : Dans une semaine, la direction organisera une rencontre.
- on peut supprimer dans une semaine et dire : La direction organisera une rencontre.
- mais on ne dira pas : Une rencontre la direction organisera dans une semaine, ni La direction organisera dans une semaine.
Selon la façon dont le complément d’objet est relié au verbe, on distingue trois types de complément d’objet : le complément d’objet direct, le complément d’objet second et le complément d’objet indirect.
Le complément d’objet direct (COD)
Le complément d’objet direct dépend d’un verbe transitif direct. Il lui est directement relié, sans préposition. Il répond à la question qui est-ce que ? qu’est que ?
Le service de maintenance a rédigé ce rapport à la demande du directeur (Qu’est-ce qu’a rédigé le service de maintenance ? ).
Lorsqu’il est possible de tourner la phrase à la voix passive, c’est le COD qui devient le sujet de la phrase passive.
Ce rapport a été rédigé par le service de maintenance à la demande du directeur.
Le complément d’objet second (COS)
Le complément d’objet second est un complément d’objet employé avec un verbe transitif direct en même temps qu’un COD. Il est introduit par une préposition.
Nous aiderons le stagiaire à prendre sa décision (le stagiaire est COD du verbe aiderons, et à prendre une décision est le COS).
Il a remercié ses collègues de leur action.
Il en a remercié ses collègues.
Le complément d’objet indirect (COI)
Le complément d’objet indirect dépend d’un verbe transitif indirect. Il est relié au verbe par la préposition avec laquelle se construit ce verbe. Il répond à la question à qui, à quoi, de qui, de quoi, etc. selon la préposition que demande la construction du verbe.
Le syndicat n’a pas adhéré aux propositions du gouvernement (à quoi le syndicat n’a-t-il pas adhéré ? ).
Il est important de bien savoir reconnaître les compléments d’objet pour employer le pronom qui convient (ce qu‘il dit et ce dont il parle) ou faire correctement les accords du participe passé.
La construction avec ou sans préposition concerne essentiellement les noms et groupes nominaux. En effet, les pronoms personnels placés avant le verbe ne sont jamais introduits par une préposition, même s’ils sont COI ou COS. De même, certains infinitifs COD se construisent avec une préposition et certaines proposition COI sans préposition.
Elle n’acceptera pas de travailler dans ces conditions (Qu’est-ce qu’elle n’acceptera pas ? de travailler… est COD de acceptera).
Ces immeubles lui appartiennent (À qui appartiennent ces immeubles ? lui est COI de appartiennent).
Nous doutons qu’il accepte ces conditions (De quoi doutons-nous ? qu’il accepte… est COI de doutons).
Ce qui est important, c’est d’envisager la construction du verbe : accepter quelque chose, appartenir à quelqu’un, douter de quelque chose, etc.
On veillera à ne pas confondre le COD et l’attribut.
Nature du complément d’objet
Le complément d’objet peut être
| un nom | Nous étudierons votre dossier. Nous étudierons le dossier que vous nous avez laissé. |
| un pronom | De qui parlez-vous ? |
| un infinitif | Elle ne renoncera pas à obtenir gain de cause. |
| une proposition | Nous attendrons que le dossier soit enregistré. |
En conclusion, le complément d’objet est un élément clé de la phrase qui précise sur quoi ou sur qui porte l’action du verbe. Pour prolonger votre lecture, découvrez maintenant le complément circonstanciel.