Le français, ainsi qu’il l’a toujours fait, emprunte de nouveaux mots à des langues étrangères. Ces dernières décennies, les emprunts sont massivement issus de l’anglais/américain, au point que l’on pourrait craindre de voir disparaître notre langue française. Ainsi, l’usage des anglicismes dans les colonnes du Monde a triplé depuis 1950.
On notera cependant que de nombreux termes ne font que passer dans la langue et sortent de l’usage courant après quelque temps.
dressing-room, public relations, dancing (moins courants aujourd’hui que salon, relations publiques, discothèque …).
Les emprunts à l’anglais se font surtout dans les domaines du sport, du spectacle, des affaires et de l’informatique.
le jogging – un casting – une start-up – un driverDes commissions de terminologie et de néologie (en France, la DGLF, au Québec l’OLF, par exemple) proposent régulièrement des termes français pour remplacer les anglicismes introduits tant dans l’usage courant que dans les langues technique et scientifique. Certains de ces termes sont effectivement employés, mais d’autres restent sans effet. Ainsi baladeur et progiciel concurrencent fortement walkman et software. Mais bouteur, prêt-à-monter n’ont jamais réussi à s’imposer face à bulldozer et kit.
L’anglais n’est pas la seule langue à laquelle nous empruntons des mots. D’autres mots issus des langues européennes ou plus lointaines, des langues régionales, des langues des cités, etc. font également régulièrement leur apparition dans l’usage courant.
le panini (italien) – le pistou (provençal) – l’aïkido (japonais)Les emprunts peuvent également venir d’autres systèmes tels que l’argot, le verlan, la langue des cités…
meuf (verlan) – kifer (langue des cités)
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