Dans la langue française, l’élision du pronom « on » par l’article « l’ » obéit à des règles précises. Cet article examine les règles et contextes dans lesquels cette élision est utilisée, notamment pour éviter certaines sonorités à l’oral.
Pour éviter deux voyelles orales
L’article élidé l’ sert à éviter le rapprochement à l’oral de deux voyelles, plus particulièrement quand on suit et, ou, où, pourquoi, qui, quoi, si.
Si l’on tient compte de tous les avis, il est possible de satisfaire tout le monde.
C’est un endroit où l’on se sent très bien.
Pour éviter le son « con »
L’article se place devant on si ce dernier suit que et ses composés lorsque, puisque, quoique pour éviter le son « con ».
Quoi que l’on en dise, les résultats ne sont pas si mauvais (mieux que quoi qu’on en dise).
Il est difficile de s’arrêter lorsque l’on a commencé jeune (mieux que lorsqu’on a commencé).
L’article est plus fréquent encore si le mot qui suit on commence lui-même par le son « con ».
Puisque l’on compare deux situations différentes… (mieux que puisqu’on compare).
Si on lit ce texte à voix haute… (et non
si l’on lit ce texte…).
La présence de l’article l’ devant on n’a rien d’obligatoire et elle est plus fréquente dans l’usage soutenu que dans le registre courant. Il s’agit d’une trace de l’ancien français : on était un nom, qui signifiait « homme » et on le faisait précéder, tout comme les autres noms, de l’article.
En somme, l’élision de « on » en « l’on » permet d’éviter des enchaînements sonores peu harmonieux. Pour approfondir vos connaissances grammaticales, vous pouvez également consulter notre article sur la différence entre « ça » et « cela ».