Grammaire française : orthographe, syntaxe, participe passé, accord du verbe, ponctuation, conjugaison...

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L'élision est avant tout un phénomène de l'oral : c'est le fait de ne pas prononcer une voyelle lorsqu'elle précède une autre voyelle. L'élision peut être marquée à l'écrit par une apostrophe, mais ce n'est pas toujours le cas. Cela vient d'eux (on prononce en supprimant le e de la préposition de ; le e est remplacé par une apostrophe à l'écrit). Cela se passe entre eux. (on prononce également en supprimant le e de la préposition entre, mais le e est toujours écrit).

Les mots d'une syllabe

Il y a toujours une apostrophe quand il y a élision pour les mots s'écrivant avec une consonne suivie d'un e (de, ne, que…) ainsi que pour la et si. Le dossier est rangé dans l'armoire. Il sait qu'au bout il y a une récompense.
L'élision de si est obligatoire devant il(s), mais c'est le seul cas où si s'élide. Je ne sais pas si Isidore est parti. Je ne sais pas s'il est parti (et non si il).

Les composés de que

Les composés de que : jusque, lorsque, puisque et quoique marquent l'élision par l'apostrophe. Il se battra jusqu'au bout pour obtenir gain de cause. J'allais partir lorsqu'enfin il est apparu. Presque et quelque ne s'élident avec apostrophe que dans presqu'île et quelqu'un(e). Quelconque, ne s'élide jamais. Il est arrivé presque au bout de son travail. Il eut soudain quelque envie de tout quitter. Elle a été retardée par un quelconque incident.
Souvent les grammaires interdisent l'apostrophe avec lorsque, puisque et quoique en dehors des cas où ils précèdent on, un, il(s), elle(s). Certaines grammaires ajoutent à et en à cette liste, d'autres ainsi, ce qui rend la règle peu rigoureuse. Nous choisirons donc, comme l'Académie française le demande, de mettre l'apostrophe dans tous les cas.

Les locutions composées avec que (parce que, bien que, avant que…) se comportent comme si que était employé seul. Il se sentait motivé parce qu'au bout il y avait une récompense.


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